Welcome into my thoughts and wildest dreams, my moments of glory and of sadness.

1st February 2012

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La Force

Il y a quelque chose qui m’a toujours fascinée chez l’être humain..

On l’appelle la motivation, la volonté, le courage..

Je l’appelle la Force. La force primaire qui nous habite tous jusqu’à un certain degré, qui nous transporte, qui nous supporte, qui nous réconforte même parfois.

C’est quelque chose de caché, presqu’inconscient même, mais qui se manifeste en nous de temps à autre. Quelque chose qui nous pousse inexorablement vers le succès et la réussite, qui nous fait parvenir à nos fins même lorsqu’on était certain de devoir renoncer, abandonner, à deux doigts de l’échec.

C’est la force primaire qui nous convainc de ne pas abandonner nos rêves, de continuer à travailler, encore et toujours, de fournir l’effort final lorsqu’on croit être vidé de toute énergie.

La beauté de cette force réside dans le fait qu’elle est différente pour chacun de nous. Elle peut provenir d’une motivation future, d’une motivation passée même, elle peut se manifester en vue d’un but ou d’un idéal à atteindre.

Dans mon cas, elle s’est manifestée dans mon passé. Un passé que je porte et que je tente de cacher du mieux que je peux, mais qui parfois refait surface. Chaque fois où j’entends quelqu’un dire que je ne serai jamais capable, que je ne serai pas assez forte, que je n’ai pas assez de volonté, que je suis trop faible pour y arriver, que je ne fournis pas les efforts requis à l’atteinte de mon objectif..

Je me rappelle. Je me rappelle que plus jeune, j’étais la rebelle sage. Que j’étais celle qui se faisait pointer du doigt dans la cour d’école. J’étais celle qui s’est fait intimider au primaire et au secondaire. J’étais celle qui pleurait souvent en cours après avoir entendu des commentaires négatifs à mon égard. J’étais celle qui s’effondrait à la moindre difficulté, qui devait constamment être encouragée, qui a eu des pensées de suicide beaucoup trop jeune, et qui a eu l’intelligence de se réfugier dans le savoir pour s’en sortir.

Sans livres, sans politique, sans Téléjournal, je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui. Mais mon passé m’a rendue plus instruite. Ma mère me disait qu’un livre est le meilleur ami que je ne pourrai jamais avoir. Je l’ai écoutée. J’ai lu. Énormément lu. Et j’ai appris que les méchants ne gagnent pas. Que ceux qui sont plus intelligents, qui fournissent l’effort nécessaire, qui se dégagent de leur étau de victime pour prendre la place du leader, ce sont ces personnes-là qui réussissent. Je l’ai fait. J’aurais mieux aimé ne pas avoir à traverser ces épreuves désagréables, mais j’y suis arrivée.

J’entends des gens me dire que je ne pourrai jamais être admise dans le programme universitaire de mon choix. Que ma cote R est trop faible. Qu’il est trop tôt pour savoir. Que je vais changer d’idée. Que j’hésite trop.

Je dis: FERMEZ VOS GUEULES.

J’ai assez souffert. Je veux m’évader, m’échapper, m’enfuir des commentaires décourageants. Je veux devenir plus forte. Et, lentemenet mais sûrement, je dépasse tous ces gens-là. Je le sens dans mon attitude et dans ma tête. Je pense de plus en plus rapidement et de mieux en mieux. Je me fixe des objectifs et je les atteins.

Faites comme vous voulez. J’ai mon but en vue, et j’y arriverai, au nom de la Force qui est en moi et qui me pousse vers l’avant et vers le sommet!

12th December 2011

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Defendo el Capitalismo!

Non, vous ne m’aurez pas!

Sales capitalistes de mes deux, vous ne m’aurez pas.

Vous ne me convaincrez jamais que ce que je pense est inutile. Vous ne me convaincrez jamais de l’inutilité du protocole de Kyoto. Vous ne me persuaderez pas que la hausse des frais de scolarité peut m’être bénéfique.

Vous ne m’aurez pas avec des iPhone à 650$ pièce, vous ne m’attirerez pas avec des chars qui semblent moins consommer alors qu’ils sont juste un peu plus sveltes que leurs prédécésseurs, vous ne me persuaderez pas qu’un forfait SPA va me détendre, vous ne me direz pas que je ne suis qu’une étudiante, mineure en plus, et que ma voix ne compte pas.

Un jour, je finirai bien par avoir votre peau, bordel!

Le capitalisme détruit ceux que je connais et que j’aime.

Chaque jour, j’en vois un dépenser ses allocations dans des jeux de console sophistiquée et inutile, en plus d’un abonnement qui lui coûte la peau des fesses. Je vois l’autre, juste à côté, stresser parce que sa cote en bourse vient de chuter à un point tel qu’il en fume cigarette par-dessus cigarette. Et il y a cette autre, plus loin, qui stresse pour son REER, qui voudrait une belle retraite dorée, mais qui ne veut pas s’empêcher de vivre et qui donc se paie un p’tit - ou un gros! - luxe une fois de temps en temps.

Je me vois, moi, persuadée d’avoir besoin d’un char à mon âge, convaincue que ma job d’étudiante m’est absolument indispensable, que mon cellulaire est mon meilleur ami, et que mon iPod, cadeau de Noël de ce même qui a stressé sur des cotes boursières pour me le payer, est la seule chose qui puisse m’extirper un tant soit-il du mode de vie qu’on m’a imposé déjà toute jeune et que j’ai aujourd’hui tant de difficulté à renier.

Avant de savoir parler, je reconnaissais déjà un certain M doré et je quémandais des jouets et des toutous à mes géniteurs, qui ont choisi sous manipulation de me les donner, eux aussi totalement certains que c’était pour mon bien, mon épanouissement, ma joie de vivre, mon bonheur, mon développement. Parce que t’es complètement cave si t’as pas eu une trotinette FisherPrice pour t’apprendre à marcher!

Je refuse de me voir comme une victime du capitalisme. Je refuse de penser que je ne pourrai jamais m’en sortir. Mais il faut tout de même être réalistes envers l’existence qui est nôtre et honnêtes envers nous-mêmes pour notre propre bien. On s’y complaît, dans cet acte démesuré de consommation qui nous est devenu si routinier. On aime acheter. Ça nous réconforte, ça nous donne du plaisir. ON JOUIT, QUAND ON CONSOMME! On adooooooooore dépenser nos paies ridicules au taux horaire ridicule de 9,65$ de l’heure. Pour un peu moins de 68h, on peut se l’acheter, le foutu iPhone dont on rêve. Mais il reste le forfait à payer, un autre 7h de job par mois, parce que c’est TELLEMENT essentiel d’aller voir touuuuut c’que t’as manqué sur Facebook pendant que t’es dans ton cours de 3h, de 8h à 11h le matin. C’est tellement important de dépenser 3$ chaque jour pour t’acheter des biscuits au café en face du Cégep parce que t’étais trop lâche pour t’amener une collation en partant de chez toi le matin..

Qu’on l’admette ou non, on a tous un gros capitaliste sale qui sommeille en nous et qui ne demande qu’à voir notre magasin préféré ou une bébelle qui semble écologique - parce qu’on a quand même une conscience, en tant qu’ombre de gros capitaliste sale! - pour se réveiller et nous donner une impulsion irrésistible d’aller l’acheter, le cossin. Y’é juste 12$! Pis y’é vert! Y va durer longtemps! Ouais, tellement longtemps, que tu vas le retrouver dans huit ans, en déménageant, parce que tu vas l’avoir délaissé après 2 mois d’utilisation.. 

On a tous nos dépenses inutiles.

On l’achète tous, notre gogosse de la semaine, et en y repensant, on se dit ”fuck, c’tait-tu SI utile que ça?”

Quand est-ce qu’on va changer?

Quand est-ce qu’on va réaliser que ç’a pus d’allure de vivre de même?

J’veux pas blâmer les autres non plus. Je viens juste d’aller faire le plein. Pour 30$, j’vais pouvoir me rendre au Cégep deux fois, le cul ben au chaud dans ma minoune, parce que le transport en commun, ça fitte TELLEMENT pas dans mon horaire!

12th December 2011

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Je m’excuse.

Je suis tellement, tellement, tellement désolée.

C’est que parfois, j’ai de petites sautes d’humeur..

Tu sais bien que je ne te voulais aucun mal! Tu sais bien que je t’aime et que tu es tout ce qui compte pour moi. Mais tu as frappé là où il ne le fallait pas, en plein dans mon coeur, tes paroles ont transpercé mon âme, ta manière de t’exprimer, ton langage ont brisé quelque chose à l’intérieur de moi que je ne saurais expliciter. J’ai pourtant essayé à maintes et maintes reprises de me contenir, mais chaque fois, c’était trop. Chaque fois que tu te détachais un peu plus de moi, je perdais mon sang-froid, j’explosais de rage et de rancoeur, et chaque fois, mon ressentiment envers moi-même augmentait jusqu’à en devenir complètement insoutenable.

Je suis tellement, tellement, tellement désolée!

Si désolée que mon âme soit sale à ce point, que je sois une personne injuste. Toujours j’ai déplacé la hargne qui me rongeait vers quelqu’un d’autre pour pouvoir plus facilement l’accuser par la suite de m’avoir fait mal! C’était si facile et ça ne demandait aucun effort de ma part. Mais ça ne me soulageait pas, pas du tout.. Parce que CHAQUE FOIS, je me rendais compte à quel point je suis une personne immonde! À quel point mon libre-arbitre ne suffit pas, à quel point mon inconscient recèle des secrets pénibles et tellement souffrants et aberrants que ce serait une grave erreur que de les exposer au grand jour.

JE M’EXCUSE.

JE M’EXCUSE JE M’EXCUSE JE M’EXCUSE JE M’EXCUSE.. Je ne pourrai JAMAIS assez te le dire.

Le problème c’est que tu es tout le monde; tu n’es personne en particulier.. Tu es mon père ma mère mon frère ma grand-maman chérie ma meilleure amie mon ex qui est devenu mon meilleur ami mon prof de Philo la soeur que je n’ai jamais eue la pauvre prof d’Éduc à qui je me suis un peu trop confiée la pauvre prof de Français à qui j’ai fait lire de si belles atrocités qu’elle en fut bouche bée les trois psys chez qui j’ai pleuré les amis Facebook que j’ai ”flushés”.. Tu es tout. Tu te mélanges et tu reviens me hanter, tel un immense spectre qui me crierait toutes les injustices que j’ai commises envers toutes ces personnes qui ne me devaient rien et dont j’hypothéquais la vie, comme une squatteuse, un parasite, une maladie qu’on ne peut plus déloger lorsque le premier symptôme apparaît et fait redouter le pire.

Le problème, c’est moi. Pas mon attitude, pas ma personnalité, pas mon apparence, pas mon air hautain, pas mon cerveau.. Mais mon âme. Mon âme n’a que deux pôles et mon humeur se dirige toujours vers un seul d’entre eux, tant et si bien que dépendamment du moment de la journée où tu me parles, tu découvriras deux personnalités diamétralement opposées qui s’affrontent constamment dans un intérieur déchiré entre deux délimitations qui veulent toujours gagner plus de terrain l’une sur l’autre.

J’essaie si fort de ne pas te décevoir, mais ça ne fonctionnera jamais. Jamais parce que le problème, ce n’est pas toi. Le dire me cause à la fois douleur et soulagement, souffrance et plaisir, déshonneur et honneur, m’apporte autant de délivrance que de souffrance, de liberté que de servitude.. Je ne sais plus comment l’exprimer,

c’est comme si je comprenais enfin ce que mon cerveau avait tenté de me cacher toute ma pauvre vie

Et je ne sais plus par où aller, mais la vérité m’a éclaté en pleine face comme un surplus d’huile trop chaude dans une poêle. Ça a pétillé partout, ça a sali autour et ça me laisse des cicatrices sur le visage.

J’en fais pitié! J’en fais vraiment pitié. Je me confie trop rapidement et à n’importe qui, j’ai un comportement excessif, des manies insatiables. Je frise la folie!

Mais. Je. M’en. Fous.

Je m’en fous parce que l’important n’est pas moi; oh non! L’important, c’est toi. C’est mon père ma mère mon frère ma grand-maman chérie ma meilleure amie mon ex qui est devenu mon meilleur ami mon prof de Philo la soeur que je n’ai jamais eue la pauvre prof d’Éduc à qui je me suis un peu trop confiée la pauvre prof de Français à qui j’ai fait lire de si belles atrocités qu’elle en fut bouche bée les trois psys chez qui j’ai pleuré les amis Facebook que j’ai ”flushés”, toutes ces personnes qui ne comprennent pas et qui ne comprendront jamais!

Le conflit intérieur qui m’habite et qui évolue en moi est de loin trop complexe à comprendre pour toi.

Mais, encore une fois, je m’excuse.

Je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse je m’excuse.

D’avance, en retard, plusieurs fois par événement malencontreux, au cube, à l’infini, jusqu’à ce que ma langue se torde de douleur et devienne incapable de prononcer le moindre mot jusqu’à la fin de mes misérables jours.

Je m’excuse d’être quelqu’un qui te sera, d’avance, impossible à comprendre.

11th December 2011

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Le sapin extérieur est décoré, Noël s’en vient.. Mais ce ne sera plus jamais pareil. Je vieillis et la magie perd son emprise peu à peu.

Le sapin extérieur est décoré, Noël s’en vient.. Mais ce ne sera plus jamais pareil. Je vieillis et la magie perd son emprise peu à peu.

1st December 2011

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Je suis exigeante envers moi-même, alors je ne vois pas pourquoi je ne serais pas exigeante envers les autres. L’apprentissage ne passe-t-il pas par la honte publique ET privée?

26th November 2011

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Limits

I’m tired of my limits..

I’m tired of having that stupid limitation of mine. I can’t go past it; it controls me. My limits are low, and so they keep me from performing as much as I wish I could

23rd November 2011

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Des amis, ça se compte sur les doigts d’une main.

J’vous vois encore au Cégep,

des fois on se lance un p’tit salut, un regard en coin.. Mais j’peux pas mentir, ça me fait de quoi de vous voir et de ne plus rien sentir par rapport à vous. Dire qu’on dînait ensemble à chaque jour, il y a moins d’un an! Dire qu’on était dans tous les mêmes cours, qu’on était ensemble aux pauses, qu’on déconnait, qu’on se faisait des petites blagues..

On n’a jamais vraiment eu de lien fort. On était des amies ”par défaut”, le genre de filles qui se tient ensemble parce qu’elles n’ont personne d’autre à aller voir. Maintenant qu’on n’est plus dans les mêmes programmes d’études et qu’on n’a aucune pause ensemble, je me demande si c’était tout simplement comme ça que ça devait se passer.

Je me dis que c’était fait pour être comme ça, que c’était impossible qu’on puisse continuer comme avant malgré ce qui s’est passé cet été.

Parce qu’il s’en est passé, des choses, cet été, que vous l’admettiez ou non!

Inconsciemment, j’essayais peut-être de vous rendre le choix moins difficile. Peut-être que je veux que vous soyez heureuse sans moi. C’est vrai que j’attire l’attention! C’est vrai que je prend de la place dans un groupe! Tout ça, je vous le concède. Mais de là à m’attaquer sur mes idées, à essayer à tout prix de vous éloigner de moi..

Ce que je réalise, cette année, c’est que je suis indépendante. TRÈS indépendante. Ne vous attendez pas à ce que je vous dise que vous me manquez; ce serait un mensonge pur et simple. Par contre, sachez que je ne vous oublierai jamais.

Je pense que notre éloignement naturel a pu vous rendre le choix plus facile. Le choix entre deux têtes fortes qui aiment attirer l’attention dans un mauvais sens. Mais des deux, il y en a toujours eu une qui l’assume et qui jouera son rôle jusqu’à la fin de sa vie, alors que l’autre joue à l’hypocrite et se complaît en rabaissant les autres.

Je ne vous dirai même pas laquelle est laquelle. Car si vous ne le trouvez pas, c’est que vous ne m’aurez jamais réellement connue..

9th November 2011

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Le Petit Prince

Il est blond et tout petit, il cherche sa place dans un monde beaucoup trop immense pour lui.. Il a décidé de s’isoler sur sa planète. Au diable le vrai monde! Lui, se dit-il, vivra autrement, à l’abri des autres.

Il est accompagné d’une fleur magnifique qui lui tient compagnie.. Mais la fleur n’est pas faite pour vivre dans son environnement. Il doit la protéger sous une cloche de verre, car sinon, elle ne lui sera plus d’aucune utilité; il ne pourra plus l’admirer, elle fanera, ses pétales bruniront, puis tomberont sur le sol de la planète qui n’aura pas su la satisfaire, et il se retrouvera seul une énième fois..

Ô, comme j’aurais aimé être ta petite fleur, mon Prince! Comme j’aurais aimé que tu m’admires tout le jour durant, comme j’aurais voulu que tu me parles, que tu me contemples, que tu t’extasies devant mes pétales, qui auraient été de la couleur dont tu avais rêvé toute ta vie, mon Prince! Que tu me prennes dans tes toutes petites mains, que tu me fasses tourbillonner, que tu me places derrière ton oreille, et que mes pétales dansent dans tes cheveux blonds, tes cheveux de Prince.. Que tu recommences ce manège à l’infini, sans jamais t’en lasser, car j’aurais été la fleur parfaite pour te combler, mon Prince!

Mais nous ne pouvions pas fonctionner ensemble, mon Prince.. La cage de verre où tu m’avais placée m’étouffait, me retenait.. De jour en jour, je ratatinais dans ma prison, et, un jour, j’ai dû en sortir, car sinon, ç’aurait été la fin, non seulement de l’histoire d’amour de la fleur et du Prince, mais aussi la fin de la fleur elle-même..

J’ai naïvement cru que j’aurais pu être TA fleur, mon Prince, que tu aurais su t’occuper de moi et qu’en retour, j’aurais su te combler.. Mais c’était impossible, mon Prince..

Impossible parce qu’une fleur n’est pas compatible à n’importe quel propriétaire, et que moi, fleur sauvage, j’aurais préféré un maître qui puisse me donner de la liberté et m’affranchir du carcan dans lequel je m’étais moi-même placée.. J’ai besoin de bouger toujours, mon Prince, pour oublier les tourments de la vie réelle, alors que toi tu as depuis longtemps oublié cette existence, tu t’en es détaché, et maintenant, tu es seul sur ta planète et tu te plais dans ta solitude et dans tes habitudes.. J’ai besoin d’être appréciée par plusieurs et regardée par beaucoup, alors que tu aurais voulu que je sois exclusivement tienne.. Je n’ai pas la beauté que tu recherchais, cette beauté secrète et cachée.. J’étais une fleur beaucoup trop exubérante pour toi, mon Prince..

Maintenant que je suis sortie de ma cloche de verre, je me sens perdue.. Je suis passée de ce tout petit environnement à l’immensité de la planète géante sur laquelle je vis, mon Prince.. Tu m’as gardée si longtemps sur ta planète, à l’abri de tout ce qui aurait pu me faire du mal, mais dans un monde que je ne comprenais pas! Je ne pouvais pas te comprendre, mon Prince, car moi je viens d’ailleurs. D’une autre planète. J’ai une façon de voir la vie et une culture qui ne sont pas tiennes.. On m’a cultivée différemment de ce à quoi tu t’attendais de retrouver dans mon coeur et dans mon esprit de fleur sauvage, mon Prince. Tu t’attendais à une beauté rare et à une intelligence semblable à la tienne, mon Prince.. J’ai voulu combler la différence, mon Prince. J’aurais changé mes pétales de Violette en pétale de Rose, ou de n’importe quelle autre espèce qui t’aurais plu! Pour toi, j’aurais changé, oui mon Prince! J’aurais accepté le fait que je n’étais pas la bonne fleur, mais j’étais prête à revêtre une autre apparence pour que tu ne te rendes pas compte que je n’étais pas ”la bonne”, ”la seule”, l”’élue”.. Au début. Oui, parce qu’après, c’était devenu trop difficile, tu comprends? On ne laisse pas une fleur des champs sous une cloche de verre; elle étouffe, suffoque, et ne désire rien de plus que d’être libérée. Même si pour cela, la fleur doit aussi renoncer à son Prince.. Le Prince qu’elle a aimé, d’une manière différente que lui s’attendait d’être aimé, certes, mais de la manière la plus franche que la fleur ait jamais trouvé pour manifester toute son affection à son Prince.

Mon Prince, j’espère que tu es plus heureux sans moi sur ta planète.. Je sais que tu me voyais flétrir chaque jour et que ça te rendait malade, mon Prince.. J’espère que tu trouveras une fleur pour qui la cage de verre ne posera pas problème. Mais ce que je souhaite réellement, c’est que la prochaine fleur que tu cueilleras n’aura pas besoin de cloche de verre. Qu’elle vienne de la même planète! Je sais bien que tu connais ton monde par coeur, et que tu sais qu’il n’y a pas de fleur qui y vit. Sauf que moi, en tant qu’ancienne fleur, je te souhaite qu’un jour, une fleur merveilleuse poussera sur ta planète, ou qu’elle vienne cogner à la porte de ton atmosphère. Je l’espère sincèrement pour toi, mon Prince..

4th November 2011

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The things that piss me off

Yesterday, I sort of had a little fight with one of my best friends over a couple things, and now I want to try to make a list of those things that I’m mad about.

1- I hate to give someone a ride to go to school and the person doesn’t give me money. I really ain’t the type of person to be greedy, but I think a 20-mile ride to school at least deserves a little tip to help pay the gas. Is this wrong? Am I asking too much? I mean, I’m definetely not asking the same price than for a train ticket!!

2- I hate to see adults criticzise my driving and then drive awfully and dangerously themselves. How many times can you hear ”Kids these days, they don’t know how to drive!”. I’m really pissed about this. The other day, I was waiting at a stop sign to go to school with one of my friends. I let the car that arrived at the stop before me go, and then engaged myself in the intersection. And then another lady, not even bothering to make her stop herself, goes speeding right through the intersection. As it that wasn’t bad enough, SHE STARTED SCREAMING AT ME THROUGH HER CAR WINDOW. I know I’m not crazy, because my friend saw the exact same thing. That woman didn’t stop at the sign, didn’t let any of the other people that were waiting get a chance to go, and then deliberately shouted at me, attribuying the mistake she’d just done to me - a student, with a student’s car, duct-taped bumper, etc - and not even bothering about the other people waiting around her. That was clearly a case of road raging, and we nearly called the police - if she got that mad for a friggin STOP, how could she be when someone cut her off on the highway?! - but did nothing of it, hoping that she’d realize her mistake later on and feel some kind of guilt about it..

3- I hate it when people rely on me. I’m not a very constant person in my behaviour - sometimes I feel reallyyyyy good, and sometimes even my closest friends can’t talk to me. And when I’m in the second kind of mood and someone asks too much of me, that pisses me off. Yesterday my friend texted me while I was in class at 4 o’clock to tell me she needed me to wait for her until 6 and that truly made me mad. I also felt sad because I give someone a ride almost everyday, and these people don’t seem to recognize that yes, it kinda sucks to wait an hour after class to take a friend home. I wouldn’t mind if she’d asked the day before.. But seriously, asking for a ride at 4 when you need it at 6 and that you perfectly know that the person you’re texting is in class? That’s just not appropriate, according to me. But at least she said she’d text me before from now on.

4- I can’t stand when people at my job say their mistakes are mine! (I won’t elaborate about this, I think most people know that frustration you get when you’re told you’ve done a mistake but actually have nothing to do with what just happened)

5- I HATEEEE when my Mom walks into my room and asks to get some of the candy that I PAID for Halloween because she was too cheap to buy some. I just tried to keep her from giving peanuts to kids and then having her house TP’d over the night!

6- I hate my brother’s shouting over the XBox and World of Warcraft.. I’m trying to go to sleep now and he’s screaming ”little penis” to a guy ‘cause he makes him mad or something.. I’M WORKING TOMORROW MORNING, DUDE!

28th August 2011

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Irene

It’s raining heavily outside. My window is slightly open, and the glass panel keeps opening and shutting back because the wind blows at an astonishing speed. I can hear sirens in the distance. Trees most likely fell down in the streets and now the firemen will have to move them aside to let the people drive out of the storm. I just saw a lighting in the gray sky; probably a thunderstorm on the way too. And now my desk lamp’s glow flashes; the electricity stream cuts from time to time because of the wind on the wires… From my window I can see trees that are being shook, and I also hear their leaves shivering in the ice cold wind. I’m a little bit worried because I have to drive to work in less than an hour. I hope the roads aren’t flooded, and I know for sure that I’ll have to be careful because the pavement will be very slippery.